TOMTOM OFF LINE

Pendant que nous faisions notre voyage d’un an en Amérique du Sud – bagpackers, en stop, à se nourrir de sandwichs et dormir en tente, aux sons des vagues ou des rivières, sans électricité, avec en guise de matelas nos vêtements et parfois même sans savoir où nous dormions (comme la fois où nous sommes arrivés de nuit à Cosquin et que nous avons monté la tente pour se rendre compte au matin que nous étions installés en plein milieu d’un parc d’un quartier résidentiel en bord de rivière) – nous rêvions déjà de parcourir l’Europe au volant d’un camping-car. Nous nous imaginions que ce serait plus facile que le stop ou les bus Boliviens. Si dormir à la lumière de la lune ou parfois sous de terribles orages était pour nous la vraie vie d’un voyageur…pouvions-nous imaginer l’utopie que serait de voyager en camping-car ?!Imagen

Et voici, nous y sommes ! Cela fait déjà 8 mois que nous parcourons l’Europe. Une des caractéristiques de ce continent, c’est qu’il y a plus de routes que de trous dans un gruyère. Il y en a dans tous les sens, sur tous niveaux : des autoroutes, des nationales, des régionales, des chemins de terre. Nous utilisons plutôt les trois dernières parce qu’en plus d’être gratuites, elles sont bien plus intéressantes pour découvrir l’arrière pays et les villages typiques. Voir la réalité. Et en plus, on peut se garer, en toute tranquillité, dans n’importe quel village, foret ou coin de rue.

Quand Gaby arriva en Europe, elle s’est surprise de l’utilisation de cet appareil, appelé GPS. Elle s’est rendu compte qu’il y a comme un culte pour cet autre passager avec qui le pilote parle  parfois plus qu’au vrai copilote. Depuis le temps que Gaby disait à Rémy être opposée à ce qu’un appareil dirige nos routes, la vie a dût l’écouter puisqu’en arrivant en Slovaquie, notre Tomtom a commencé à voler dans les airs. Mario-kart (notre guide remplaçant la flèche de base) ne reconnaissait plus aucune route. Le GPS n’était pas actualisé pour aller aussi loin en Europe.

Nous ne l’avions évidement pas prévue. Et surtout pas que le signal allait s’envoler, en un instant, en plein croisement de rue entre Vienne et Bratislava. Imaginez-vous la montée de stress en arrivant dans un nouveau pays inconnu et bien différents des pays d’Europe visités jusqu’à présent. Nous nous sommes bien perdu, au point de croiser un panneau qui nous indiquait notre entrée en Hongrie et que nous étions en route pour Budapest. Mais il y a toujours une solution à tout problème. Ici, la meilleure solution que nous avons trouvée fut un demi-tour sec et rapide.

De retour à Bratislava, nous suivons la signalisation jusqu’à un quartier, remplit de hauts immeubles, où vivait notre couch. Et à partir de ce point, perdus, nous n’avions pas plus d’information qu’un nom de rue. Du coup, quoi de mieux que de demander de l’aide dans une station service. Nous tentons une explication en anglais, échec. Dilemme, comment faire. Une carte ! Nous y trouvons la rue, prenons une photo et de retour dans notre roulotte, pas réellement mieux orientés, nous nous relançons dans cette circulation désorganisée. En suivant les indications de la photo, on se rend vite compte qu’on est, de nouveau, perdu ! On tente une autre technique : vérifier notre position sur le plan d’un arrêt de bus. Déjà plus de 21 heures, un jeune voyant nos têtes dépitées, vient nous aider avec le GPS de son téléphone. Au final, nous y arrivons avec plus de deux heures de retard.

Après plusieurs jours à la découverte de la surprenante ville de Bratislava, nous avons repris la route direction Stramberk, au Nord-Est de la République Tchèque où nous attendaient de nouvelles aventures.

Rémy revint à utiliser les cartes papier et Gaby a arrêté d’être contre cette technologie. Au final, ce petit appareil peut aider, tout en l’utilisant avec modération. Nous nous sommes rendu compte en utilisant par la suite dans les autres pays d’Europe qu’il ne faut surtout pas faire confiance à 100% à ce tomtom. En préparant nos itinéraires avec une bonne vieille carte, nous avons compris qu’un GPS ne passe pas forcement par les meilleurs chemins. Et l’affaire est autant plus compliqué quand on est au volant d’une maisonnette de 3,4 tonnes en plein hiver. L’avoir en vue est surtout grandement utile pour prévoir les courbes et ne pas être surprit au dernier moment par une épingle bien serrée 😉

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